C’est une démarche de recherche en lettres, sciences humaines et sociales peu connue, intéressante et originale, puisqu’elle se situe à la croisée de plusieurs disciplines et s’intéresse aux transformations du monde et à l’organisation de l’action collective dans sa mobilité et ses recompositions. Cela pourrait paraître un peu abstrait à première vue, mais, en fait, c’est tout le contraire.
Quand on regarde les sujets traités, on s’aperçoit qu’ils sont au cœur de nos débats publics :
- relations inter-ethniques et les phénomènes migratoires
- impact des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur la coopération et sur les organisations dans le contexte de la globalisation
- dimension sociale de la cognition humaine.
Les méthodes utilisées pour mener ces recherches sont très concrètes : observation, comparaison, dialogues. A Grenoble, c’est Jean-Olivier Majastre qui m’a fait découvrir cette recherche qui m’a tout de suite intéressée par son caractère interdisciplinaire, transversal, qui décloisonne les sciences humaines. Florent Gaudez, professeur de sociologie à l’Université Pierre Mendes France, organise pour la deuxième fois à Grenoble ces rencontres internationales et ouvertes aux étudiants qui se voient de plus offrir l’opportunité, pour les doctorants et jeunes docteurs débutants, de faire une première communication, avec une publication à la clef. Pour l’ensemble des étudiants, c’est l’occasion d’engager un premier contact avec des chercheurs de haut niveau qu’ils ne connaissaient qu’à travers leurs publications. Au-delà de ce colloque, l’intérêt d’une démarche aussi diverse dans ses approches (économie, coopération internationale, formation, action sociale, santé…) offre des débouchés professionnels variés dans la recherche, la fonction publique d’Etat ou territoriale, les organismes internationaux, les bureaux d’études, la consultance...